Le premier centre de prise en charge des syncopes à Lyon
........................................................................................................................ 24/04/2007
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Unique en France, un centre de prise en charge des syncopes a ouvert à l'hôpital de la Croix-Rousse de Lyon. Objectif : expliquer et traiter les quelque 40% de syncopes inexpliquées.
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Tomber dans les pommes, tourner de l'œil, faire un malaise, s'évanouir... la syncope, perte de connaissance brève et soudaine s'accompagnant souvent d'une chute, est relativement fréquente.
Environ un tiers de la population qui fera au moins une syncope dans sa vie avec une plus forte incidence chez les plus de 70 ans, en raison de maladies cardiaques plus fréquentes et de la diminution des mécanismes physiologiques d'adaptation dans cette population.
Chez les aînés, la syncope serait responsable de 3 à 6% des hospitalisations le plus souvent répétées.
Aussi banale soit-elle, la syncope, n'en est pas moins anxiogène pour le patient et la famille. Par ailleurs, on considère que 35% des syncopes entraînent des lésions traumatiques secondaires et 6% des fractures.
Environ un tiers de la population qui fera au moins une syncope dans sa vie avec une plus forte incidence chez les plus de 70 ans, en raison de maladies cardiaques plus fréquentes et de la diminution des mécanismes physiologiques d'adaptation dans cette population.
Chez les aînés, la syncope serait responsable de 3 à 6% des hospitalisations le plus souvent répétées.
Aussi banale soit-elle, la syncope, n'en est pas moins anxiogène pour le patient et la famille. Par ailleurs, on considère que 35% des syncopes entraînent des lésions traumatiques secondaires et 6% des fractures.
40% des syncopes restent inexpliquées
La plupart des syncopes sont dues à une dérégulation du système nerveux autonome (système qui gère nos activités non volontaires), et notamment à un excès d'activité du système nerveux parasympathique (ou vague) sur le coeur et les vaisseaux. Ce système vague est, dans certaines circonstances, responsable d'un ralentissement brutal du rythme cardiaque et d'une chute de la tension artérielle, provoquant une diminution de l'oxygénation cérébrale.
Si les causes sont multiples, et bien souvent d'origine cardiaque ou vasculaire, 40% des syncopes restent inexpliquées.
C'est pour tenter d'expliquer l'inexplicable que des centres spécialisés ont vu le jour en Europe, notamment à Newcastle depuis 1991, et depuis le 7 août 2006 aux Hospices civils de Lyon.
Hébergé au 3e étage du service de cardiologie de l'hôpital de la Croix-Rousse, le centre lyonnais, première unité française exclusivement dédié à la syncope, s'installera dès septembre 2007 dans un nouveau bâtiment en construction au niveau de la cour des spécialités, toujours à la Croix-Rousse. A terme, en 2008-2009, il sera réintégré dans le service de cardiologie rénové.
Si les causes sont multiples, et bien souvent d'origine cardiaque ou vasculaire, 40% des syncopes restent inexpliquées.
C'est pour tenter d'expliquer l'inexplicable que des centres spécialisés ont vu le jour en Europe, notamment à Newcastle depuis 1991, et depuis le 7 août 2006 aux Hospices civils de Lyon.
Hébergé au 3e étage du service de cardiologie de l'hôpital de la Croix-Rousse, le centre lyonnais, première unité française exclusivement dédié à la syncope, s'installera dès septembre 2007 dans un nouveau bâtiment en construction au niveau de la cour des spécialités, toujours à la Croix-Rousse. A terme, en 2008-2009, il sera réintégré dans le service de cardiologie rénové.
Déclencher une syncope pour en comprendre l'origine
Sont accueillis dans ce centre des patients d'âge variable dont la syncope est jusque là restée inexpliquée. Ils sont adressés par leur médecin traitant ou un spécialiste. Objectif : déterminer l'origine de la syncope et proposer un traitement adapté.
Pour ce faire, un bilan complet est réalisé comprenant une consultation de deux heures avec interrogatoire approfondi et différents examens dont le plus étonnant est le tilt-test ou test d'inclinaison qui permet de suivre l'évolution de la fréquence et du rythme cardiaque ainsi que de la tension lors du changement de position. En fait, le tilt-test consiste à déclencher volontairement une syncope pour mieux l'analyser. Le patient est allongé durant 45 minutes sur une des deux tables d'inclinaison à 60° équipées d'appareils informatisés qui enregistrent en continu divers paramètres hémodynamiques.
D'autres examens cardiologiques plus "classiques" peuvent être prescrits avant la consultation, lors de la prise de rendez-vous (un Holter et un électrocardiogramme, par exemple).
Au terme de ce bilan, le pourcentage de syncopes restées inexpliquées n'est plus que de 10 ou 15% et dans chaque cas, une proposition thérapeutique est faite et surveillée au cours des semaines suivantes par un examen de contrôle.
Pour ce faire, un bilan complet est réalisé comprenant une consultation de deux heures avec interrogatoire approfondi et différents examens dont le plus étonnant est le tilt-test ou test d'inclinaison qui permet de suivre l'évolution de la fréquence et du rythme cardiaque ainsi que de la tension lors du changement de position. En fait, le tilt-test consiste à déclencher volontairement une syncope pour mieux l'analyser. Le patient est allongé durant 45 minutes sur une des deux tables d'inclinaison à 60° équipées d'appareils informatisés qui enregistrent en continu divers paramètres hémodynamiques.
D'autres examens cardiologiques plus "classiques" peuvent être prescrits avant la consultation, lors de la prise de rendez-vous (un Holter et un électrocardiogramme, par exemple).
Au terme de ce bilan, le pourcentage de syncopes restées inexpliquées n'est plus que de 10 ou 15% et dans chaque cas, une proposition thérapeutique est faite et surveillée au cours des semaines suivantes par un examen de contrôle.
Catherine Foulsham
Bon à savoir
- Actuellement composée d'un cadre responsable, de deux médecins (les docteurs Daniel Flammang et Alain Gressard) et de personnel technique, l'équipe sera progressivement renforcée par une infirmière, une aide-soignante à mi-temps et une secrétaire.
- Le centre fonctionne comme un hôpital de jour, du lundi au vendredi de 9 à 17 heures.
- Depuis son ouverture en août 2006, le service accueille 3 à 4 patients par semaine. Il devrait en accueillir une centaine en 2007 et 400 en 2008.
- Pour les rendez-vous : 04 72 07 16 80.
- Le centre fonctionne comme un hôpital de jour, du lundi au vendredi de 9 à 17 heures.
- Depuis son ouverture en août 2006, le service accueille 3 à 4 patients par semaine. Il devrait en accueillir une centaine en 2007 et 400 en 2008.
- Pour les rendez-vous : 04 72 07 16 80.






